Parfois, les projets environnementaux les plus marquants naissent d’un simple constat fait entre amis. Pour Yassine Zaghouani et Youssef Chebil, deux amis de lycée, l’idée a germé lors de dîners tout à fait ordinaires. Ils observaient les assiettes qui retournaient en cuisine, encore garnies d’aliments intacts et parfaitement consommables. Ils savaient que cette nourriture était vouée à la poubelle. Ce constat a suscité une réflexion plus profonde : si le gaspillage visible en salle était déjà aussi important, quelle quantité de nourriture finissait à la poubelle en coulisses, dans les cuisines, les boulangeries et les supermarchés ?
Déterminés à trouver une solution, Yassine et Youssef ont décidé d’agir. Ils ont proposé un projet de réduction du gaspillage à des commerçants alimentaires du quartier, qui ont accueilli l’initiative avec un enthousiasme surprenant. C’est ainsi qu’en 2026, Barakeat — un nom mêlant le mot arabe signifiant « bénédiction » (*baraka*) à l’anglais *eat* (manger) — a vu le jour en Tunisie.